Une nouvelle aventure en Auvergne (2/?)

Si on devait résumer notre emménagement à Saint-Avit, ce serait un cocktail entre un marathon logistique, un Tetris en mode hardcore et un jeu de piste où les vis se planquent systématiquement. Avec les fêtes de Noël, mobiliser de l’aide relevait de l’utopie. Heureusement, mon meilleur pote a répondu présent pour le déménagement, prouvant qu’une vraie amitié survit à tout, même à un canapé trop lourd et des pauses sandwichs douteuses sur une aire d’autoroute.

Deux jours de camion et de chaos

Les 27 et 28 décembre 2024, nous avons pris la route avec un camion bien chargé, prêts à déménager toute notre vie. Entre les cartons mal étiquetés et un GPS capricieux qui a décidé que certains chemins où le camion ne passait simplement pas.

Arrivés à Saint-Avit, le déchargement a transformé notre maison en véritable champ de bataille. Imagine des piles de cartons, des meubles en kit à moitié démontés, et moi qui lance des phrases comme : « Mais où est ce fichu tournevis ?! ». Pendant ce temps, ma compagne plongeait dans son nouveau poste de RH, jonglant avec les contrats à sauver(pas du tout). Et moi, je me battais contre une armoire Ikea qui semblait vouloir tester ma patience…

L’enfer du chauffage au bois

Mais notre plus grande découverte en arrivant ici, c’est le poêle à bois. Dit comme ça, ça fait rustique et chaleureux, mais en réalité, c’est surtout une mission sans fin. N’ayant pas anticipé, nous n’avions pas de stock de bois en avance. Résultat : depuis notre arrivée, on passe notre temps à chercher des « petits épanages » à droite à gauche. C’est-à-dire des lots de bois pas trop chers mais qui, une fois empilés, ressemblent plus à des cure-dents géants qu’à de vraies bûches. On se dit qu’on trouvera bien pour cette année, mais clairement, l’hiver prochain, on stockera à l’avance.

L’ADSL, retour vers le futur

Le 2 janvier, un technicien est venu nous installer une ligne ADSL. Le verdict ? Une connexion à 40 Mb/s en descendant et 10 Mb/s en montant… un peu comme si on revenait 15 ans en arrière. Et le tout pour la modique somme de 135 €. Autant dire que chaque vidéo YouTube en HD est un événement. Pour optimiser tout ça, j’ai configuré un filtrage DNS pour bloquer les pubs et réparti le débit avec rigueur : un quart pour la télévision, un peu pour la domotique, et le reste pour les usages essentiels, comme râler sur les lenteurs de la connexion.

Première semaine à Saint-Avit

On a déjà saisi l’essence de la vie en Auvergne : un mélange de simplicité, d’adaptation, et de petites galères qui nous rappellent qu’ici, on vit à un autre rythme. Les infrastructures numériques, elles, semblent figées dans le temps, comme si le COVID avait mis un coup d’arrêt à leur évolution. Certes, la pandémie remonte à cinq ans, mais beaucoup de systèmes mis en place à l’époque n’ont ni été mis à jour ni entretenus. Résultat : certaines choses ne fonctionnent tout simplement plus aujourd’hui.

Et que dire du mobile first, ce concept qui semble complètement absent des sites locaux, y compris ceux des mairies ou autres institutions ? Naviguer en ligne devient parfois un défi digne d’une expédition archéologique.

Mais, malgré tout, ce quotidien a son charme. Ici, on redécouvre les plaisirs simples : discuter près du poêle, jouer aux cartes, ou expérimenter pour que le bois ne parte pas en fumée trop vite. Une vraie leçon d’humilité et de retour à l’essentiel.

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